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Histoire du Bassin Minier

  • Les terrils

Un terril est un amas de résidu minier, composés de schistes, de grès carbonifères et de résidus divers. Dans le Bassin minier, on recense 340 terrils.

La destruction de ces terrils n’a jamais été envisagée à cause du prix mais aussi grâce à la sensibilité des habitants attachés à ces derniers. Ainsi, certains terrils sont protégés par diverses associations, alors que d’autres ont été aménagé à des besoins culturels ou sportifs.

Par endroit, la nature a repris ses droits, la faune et la flore ont fait leur réapparition sur ces terrils.

  • Les chevalements

Le chevalement est la structure qui sert à descendre et remonter les mineurs, ainsi que le minerai, via une cage d’ascenseur.

Élément essentiel d’une exploitation minière souterraine, le chevalement en est le bâtiment de loin le plus visible et le plus haut avec les terrils et, de fait, le plus symbolique.

De nombreux chevalements ont été conservés et même classés monuments historiques.

 
  • Les corons
Un coron est une habitation ouvrière typique des régions d’Europe occidentale en usage à l’époque de la révolution industrielle grâce à l’extraction du charbon et à la sidérurgie, les corons constituaient des quartiers d’habitations uni familiales étroites, à un étage, avec un petit jardin potager à l’arrière.

Le terril du 11/19

Les terrils jumeaux du 11/19 se trouvent à Loos-en-Gohelle. Ils sont les plus hauts d’Europe.

Les premiers dépôts sur les terrils datent du début des années 50.

Les dépôts cessent avec la fermeture du puits en 1986.

L’oseille et les pommes sont des vestiges de l’histoire minière. En effet, l’oseille est arrivé dans la région avec le bois utilisé pour construire les mines (sapins, écorces). On y trouve également du pavot jaune, qui est une plante qui pousse dans le sud. Celle ci a trouvé refuge sur les terrils grâce aux fortes températures à la surface du terril qui peuvent atteindre 50°C.

Ce terril est ouvert aux visiteurs pour la randonnée, la pratique du VTT et du parapente.

Une ancienne marre qui servait de bassin de décantation pour les boues issues du lavoir central de Vendin est devenue un refuge pour les batraciens comme les crapauds et le libellules.

Ces deux terrils reflétent bien l’évolution du bassin minier, nous sommes passés d’une industrie noire et polluante à un espace protégé et magnifique.


Le terril de Pinchonvalles

Le terril de Pinchonvalles est le plus long d’Europe. Avec le temps, il disparaît sous les arbres. En effet, une forêt est en train de le recouvrir complètement. Ce terril est protégé par l’association « la chaîne des terrils ». Celle ci a mis en place un système de suivi des animaux sur le terril. Cela a permis de constater la colonisation d’écureuils roux sur le terril. Ainsi, on constate que la nature reprend ses droits sur le site, pour preuve une forêt prend place sur un site artificiel.  Au printemps dernier, une vingtaine de chèvres ont été mises en pâturage, pour éviter que les bouleaux ne prennent trop d’ampleur et ainsi protéger la faune et la flore. On y trouve l’un des vingt papillons diurnes référencés, ou au printemps, dans les zones humides proches, le crapaud calamite. Des aménagements ont été faits pour la faune et la gestion du site a pris une autre dimension. On retrouve alors une végétation rare qui avait disparu de la région. Enfin, on y découvre des pommiers qui rappellent le quotidien des mineurs qui en jetant leur trognons de pomme ont permis l’expansion de cet arbre.

En matière de biodiversité, le terril de Pinchonvalles est une référence : une mine pour les naturalistes !

En 2005, des travaux d’aménagement ont débuté pour ouvrir au public ce qui était encore considérée comme une friche industrielle interdite d’accès sans guide. Ce sont les familles, maintenant, qui en font leur endroit de prédilection le dimanche, les riverains et les joggers qui apprécient les sentiers qui serpentent entre les plateaux. À soixante-dix mètres de haut, la vue est imprenable : ville au nord, forêt domaniale de Vimy au sud.
Ce terril plat à trois niveaux se devine derrière les maisons pour qui vient de la ville, mais quand on l’approche « par les champs », le géant allongé ressemble à ces péniches où l’on vit à quai, des arbres sur leur pont. On y avance sur les sentiers tracés pour que l’homme à pied profite de la balade, tout en respectant l’endroit.


Le premier vin blanc de terril

Planter des vignes sur des terrils, l’idée est plutot détonnante mais à Haillicourt on a décidé de relever le défi.

3000 pieds de Chardonnay blanc ont été plantés sur un tiers d’hectare du terril.
Une expérimentation unique en France qui vient d’un enfant du pays: Olivier Pucek,  aujourd’hui directeur général au conseil des Charentes. Il lui a fallu deux ans pour trouver le financement de 18000 euros et preuve que l’idée n’est pas complètement farfelue, des petites bourgeons sont déjà visibles. Les premières vendanges n’auront lieu qu’en 2013. L’objectif est de faire un bon vin avec une forte identité et non pas une « piquette ».

Planté sur la face sud, il capte bien les rayons du soleil en automne et avec sa pente, il sèche très vite. Il a été planté à mi pente pour éviter les gelées de printemps et  sur un terrain noir schisteux qui est très adapté d’un point de vue agronomique.

Cette utilisation noble des  terrils est caractéristique d’un changement d’attitude. Longtemps  considérés comme des déchets du passé minier à dissimuler, ils sont  devenus des motifs de fierté que l’on visite pour se remémorer 270 ans  d’histoire industrielle ou pour découvrir la faune et la flore  particulière qu’ils recèlent.

Sur les 354 sites d’exploitation de  charbon nordistes, il reste 198 terrils dont une partie sont exploités  pour l’industrie (briques, tuiles, terre battue) et les autres comme  réserves naturelles ou pour des projets ludiques ou sportifs.